AccueilPolitique du commerce intérieur

Depuis le début des années 90, lorsque la Tunisie a opté pour la libéralisation économique et l'intégration dans l'économie mondiale, l'Etat s'est progressivement désengagé des secteurs concurrentiels. A l'exception de quelques secteurs stratégiques, la production et la distribution ont été progressivement confiées au secteur privé.

L'administration a toutefois maintenu son rôle de régulateur de marché à travers 3 mécanismes : le développement de la concurrence, le contrôle économique et le renforcement du rôle du consommateur.

Développement de la concurrence

A l'exception des produits de base, qui représentent moins de 20% des produits commercialisées, le commerce a été progressivement soumis à la loi de l'offre et la demande.

Ainsi, dans chacun des secteurs concurrentiels, plusieurs marques ont vu le jour au cours des deux dernières décennies. Cette nouvelle situation a permis d'améliorer la qualité du produit Tunisien et de le doter d'une capacité concurrentielle (compétitivité), lui permettant de mieux se positionner aussi bien sur le marché local qu'extérieur.

Le contrôle économique

Le corps du contrôle économique ne compte que 400 agents. Ce nombre est renforcé durant les bonds conjoncturels de consommation. Grâce à des compagnes nationales et régionales et un travail quotidien intense, ce corps arrive à prélever environ 10% des transactions, touchant ainsi tous les domaines d'activité. Et contrairement à ce qui est communément répandu, leur rôle n'est pas uniquement de sanctionner. En effet, grâce à leur présence continue dans les circuits de distribution, ils contribuent à la diffusion de la culture de la concurrence loyale, à garantir la transparence des transactions et partant, de veiller sur l'équilibre du marché et les intérêts des différentes parties. La sensibilisation et le règlement à l'amiable passent souvent avant la rédaction de PV.

Renforcement du rôle du consommateur

Dans le nouveau contexte de libéralisation commerciale, les rôles ont été redistribués entre les agents économiques. Toutefois l'ancrage de nouveaux reflexes et la familiarisation des opérateurs, continue de faire l'objet d'un effort poussé. L'intervention de l'Etat continue d'être réclamée, à plusieurs reprises par les consommateurs, les opérateurs économiques et même certaines ONG. Or, dans le nouveau contexte, l'intervention de l'Etat n'est pas envisageable qu'en cas de violation des règles de la concurrence et de la transparence.

Bien entendu, l'Etat vceille toujours à défendre l'intérêt du consommateur, bien qu'il ne soit plus considéré comme le maillon le plus faible des transactions commerciales, dans la mesure où il a le pouvoir de l'argent.

Cela étant, le consommateur constitue aujourd'hui la cible d'un travail de sensibilisation, d'encadrement, pour mieux remplir son rôle d'opérateur actif dans le système commercial.

Pour cette fin, le législateur a créé fin 2009, l'Institut national de la consommation, justement pour combler un certain déficit en information. Grâce aux études et aux publications envisagées, ce nouvel ami du consommateur constituera une synergie avec les ONG, la société civile et les médias de manière à l'immuniser contre les achats inutiles nourris par les techniques de vente et du marketing.

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